Dossier enfance

« L’humanité doit donner à l’enfant ce qu’elle a de meilleur »* 

Par Sofia Colla

*déclaration de Genève de 1924

La vulnérabilité et l’innocence les caractérisent, l’équipe de votre magazine préféré s’est intéressée pour le dossier du mois aux enfants d’ici et ailleurs.

Pays développés ou en voie de développement, les enfants sont toujours les premières victimes de la pauvreté. De nombreux acteurs agissent au quotidien  pour améliorer et pérenniser les droits de l’enfant.

QOA magazine met sous les feux des projecteurs l’association SOS Enfants, son objectif majeur est l’aide à l’enfance en détresse .

Avec son parcours atypique allant de producteur de cinéma à président de l’ONG Écoles du Monde, la rédaction ne pouvait pas élaborer ce dossier sans évoquer la personnalité de Charles Gassot.

Enfants du monde, victimes n°1 de la pauvreté

QOA KID

Les enfants sont plus vulnérables que les adultes, ils n’ont ni droit de vote ni influence politique ou économique. Leur voix se fait peu entendre et ils sont d’ailleurs, la plupart du temps, réduits au silence. Pourtant, ils représentent le futur de notre planète.

« Chaque jour, plus de 30 000 enfants meurent de causes liées à la pauvreté ».

Cette précarité tue ainsi 1 enfant toutes les 3 secondes. En général, ces derniers naissent dans un environnement démuni, et sont de ce fait privés de perspectives d’avenir.

Plus d’un milliard d’humains sont touchés par l’extrême pauvreté, des enfants en faisant partie. En effet, ils sont plus vulnérables et peuvent être victime d’exploitation, de violence, de maltraitance ou bien de discrimination. Cette misère porte atteinte aux droits fondamentaux et à la dignité de ces enfants, mais aussi à leur sécurité et à leur développement.

 

L’enfance en danger

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Dans ces situations précaires, l’enfance disparaît. Les enfants ne sont plus vraiment des enfants et ils doivent, dès leur plus jeune âge, lutter pour vivre – ou survivre. Une des premières menaces est celle de la malnutrition. Les enfants de moins de 5 ans étant les plus gravement touchés : 16 000 d’entre eux meurent chaque jour. Ainsi, les maladies liées à la faim tuent 12 enfants par minute quotidiennement. S’ils ne meurent pas, ils ont de forts retards dans leur développement physique (surtout leur croissance) et mental, ils sont plus exposés aux maladies infectieuses et ils ont aussi de grands risques d’avoir des maladies chroniques une fois l’âge adulte atteint. L’accès à l’eau potable est bien entendu une des difficultés liée à cette précarité, beaucoup d’enfants ne disposant pas d’installations sanitaires appropriées ou d’eau propre, causant notamment des infections intestinales.

Malheureusement, beaucoup meurent de maladies qui auraient pu être évitées, n’ayant pas accès aux soins et aux vaccinations. Aussi, le VIH et le SIDA laissent un grand nombre d’enfants orphelins. Les actions menées depuis les années 2000 pour prévenir la transmission ont été un succès avec une diminution de 70%. Cependant, le taux de décès dû à cette maladie chez les jeunes reste alarmant ! Elle représente la seconde cause de mortalité chez les 10-19 ans dans le monde, et la première en Afrique.

 

children-1054858_1920Face à la misère, l’éducation n’est plus une priorité pour ces enfants. Plus de 100 millions ne sont pas scolarisés, plus de 60 millions d’entre eux étant des filles, et ce chiffre ne cesse d’augmenter depuis 2011.

Aujourd’hui, 124 millions ne vont pas à l’école primaire ni en 1er cycle d’enseignement secondaire, et 2 enfants sur 5 ayant fini l’école ne savent ni lire ni écrire. Au-delà du taux inquiétant d’analphabètes, l’immense danger est celui du futur du pays et de son développement. Comment la situation d’un État peut-elle s’arranger si sa population n’est pas apte à trouver des solutions ?

 

La reconnaissance de l’enfant

La Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE), adoptée par l’Assemblée Générale des Nations Unies le 20 novembre 1989, formule l’ensemble des principes et des obligations concernant l’enfance. Elle reconnaît leurs droits et leurs responsabilités, elle tient compte de l’importance des traditions et des valeurs culturelles, mais, surtout, définie le cadre de référence morale et juridique. La CIDE pose ainsi quatre principes fondamentaux qui sont la non discrimination, l’intérêt supérieur de l’enfant, le droit de vivre, survivre et de se développer, et enfin le respect de leurs opinions. Celle-ci est signée par presque le monde entier, c’est-à-dire 195 États, excepté les Etats-Unis et la Somalie. Ils sont donc tous engagés moralement mais aussi juridiquement et doivent rendre compte régulièrement de son application au comité.

Pourtant, la CIDE reste assez méconnue et est loin d’être respectée dans tous ses pays signataires. En Afrique subsaharienne, au moins 247 millions d’enfants vivent encore dans la pauvreté aujourd’hui, ne pouvant ainsi pas satisfaire leurs besoins vitaux.

Les enfants nécessiteux travaillent pour subvenir aux besoins de leur famille ou à leur propre besoin. Le plus souvent ce sont des tâches très difficiles et dangereuses, qui sont de plus très mauvaises pour leur santé et sont normalement interdites.

 

La France, loin d’être un bon exemple

UNICEF QOA

Comme dit précédemment, en tant que signataire de la CIDE, la France est tenue de rendre un rapport tous les 5 ans. Dans « Chaque enfant compte. Partout, tout le temps » publié en juin 2015, UNICEF fait un diagnostic sévère concernant les droits de l’enfance en France. En effet, 1 enfant sur 5 vit sous le seuil de pauvreté et pourtant ce sujet reste en marge des enjeux de politique publique. La situation est inacceptable notamment concernant les enfants migrants seuls, totalement privés de leurs droits fondamentaux, mais aussi pour les enfants et adolescents touchés par la crise économique.

Dans un précédent rapport – « Les enfants de la récession » publié à l’automne 2014 – UNICEF tirait déjà la sonnette d’alarme concernant l’impact de la crise économique sur le bien-être des enfants dans les pays riches. Entre 2008 et 2012, ils recensaient ainsi plus de 440 000 enfants devenus pauvres en France, et 2,6 millions dans les pays de l’OCDE. L’UNICEF rappelait l’importance du maintient d’une sécurité sociale forte pour protéger cette population, mais surtout déplorait le fait indéniable que les enfants sont les grands oubliés des débats politiques. La menace étant énorme, une génération entière pourrait ainsi être sacrifiée dans un certain nombre de pays si des mesures spécifiques ne sont pas prises.

ÉCOLES DU MONDE : Charles Gassot, du cinéma à l’humanitaire

QOA a eu le plaisir de discuter avec Charles Gassot, créateur de l’association Écoles du Monde à Madagascar.

Le Père Pedro Opeka

Le Père Pedro Opeka, est un argentin ayant découvert à 22 ans Madagascar, où il était pour travailler comme maçon dans les paroisses. Après avoir terminé ses études un peu partout dans le monde, il fut nommé curé dans une paroisse rurale du sud-est de Madagascar, à Vangoindrano. Ne pouvant rester impassible devant tant de misère, il créa sa propre association, Akamaso, visant à redonner une dignité humaine aux familles que l’extrême pauvreté a complètement exclu du monde.

 

www.perepedro-akamasoa.net

Trésor caché

L’échange passe aussi par le tourisme et l’ouverture du pays. Madagascar possède 5 500 kilomètres de côtes et des plages paradisiaques presque désertes. Écoles du Monde est pour cela en partenariat avec l’agence de voyage Océane Aventure (http://www.oceane-aventures.com) afin de développer le tourisme solidaire et équitable. Aujourd’hui, il y a déjà des gens qui viennent visiter les écoles, restant quelque temps et participant à la vie quotidienne. « Les Malgaches adorent ça ! Créer des liens, apprendre, ils sont très à l’écoute ».

Sur l’île, il y a de quoi développer diverses activités touristiques pour que les gens puissent vivre.

QOA CHARLE

Vous avez peut-être entendu parler de Charles Gassot par rapport à son activité cinématographique, mais connaissez-vous son association à Madagascar, Écoles du Monde ? Charles Gassot, c’est le portrait d’un homme que la motivation et la passion font avancer depuis aujourd’hui presque vingt ans.

Au début de sa vie, Charles Gassot ne pensait pas qu’en 2016, il passerait la moitié de ses années à Madagascar. Sa passion première ? Le cinéma. C’est à 13 ans, en regardant Les Quatre Cents Coups de Truffaut qu’il voulu en faire, et il l’a fait. Dès son plus jeune âge, sa détermination ne laissait aucun doute sur le fait qu’il allait réaliser de grandes choses. C’est en devenant stagiaire à 17 ans que, de fil en aiguille, il réussit à devenir producteur quatre ans plus tard. Un entourage bienveillant et une aura naturellement persuasive lui ont ainsi permis de travailler avec de grands noms tels que Étienne Chatiliez ou Claude Miller !Tout a changé quand, pour un film, il cherchait « un pays pourri » où tourner. Ce pays il l’a trouvé, et depuis il ne l’a plus lâché.

Un bouleversement indélébile

Je connaissais la pauvreté en Inde par exemple, où ailleurs. Mais à Madagascar il y a la pauvreté ET le racisme ». En effet, les malgaches de la brousse sont totalement méprisés par ceux des hauts plateaux. Rejetés de la société, mal payés, leur vie est plus que difficile, insupportable pour la plupart. Pourtant, ils rêvent tous d’aller à la ville, mais ils n’ont pas les armes nécessaires pour l’affronter. « Ce sont des proies faciles, la plupart ne sait ni lire, ni écrire. Ils arrivent avec 8 ou 10 enfants, mais ces familles sont immédiatement explosées. Généralement, les filles deviennent des prostitués et les garçons se font enrôlés dans des gangs ». Voilà la raison d’être d’Écoles du Monde, une nécessité vitale pour le pays et ses communautés.

C’est pendant ces 6 mois de tournage à Madagascar, en découvrant petit à petit les facettes cachées les plus sombres du pays, et grâce aux échanges avec le Père Pedro, vivant et agissant sur place depuis plusieurs années, que le concept de l’association est né.

Le cœur de leur mission est de sédentariser les populations de la brousse, éviter qu’ils partent tous dans les villes, qu’ils se déracinent et abandonnent leur culture. Charles Gassot souhaite que ces communautés retrouvent le respect et cela passe forcément par l’éducation, mais aussi l’alimentation, la santé, l’eau et l’électricité sur place… C’est comme partir de zéro, pire encore puisque les mentalités et les modes de vie sont déjà installés depuis des années.

QOA ECOLE DU MONDEDes écoles dignes, respectables et respectées

Écoles du Monde a ouvert 15 établissements dans 15 villages de la région nord-ouest de Madagascar. Les élèves n’y ont pas seulement des cours de langue, de lecture ou de mathématiques. Ils ont également des activités artistiques comme la chorale, le théâtre ou même des cours de cuisine : une manière de découvrir l’autre autrement. Aujourd’hui, Charles Gassot a envie de rendre les écoles plus techniques, faire des puits solaires plus perfectionnés, avoir des agronomes professionnels, des professeurs d’anglais et de français, des personnes qui pourraient apporter des idées de développement en rapport avec l’énergie solaire et renouvelable

Le fondateur d’Écoles du Monde pense également que le développement de ces établissement passe par la technologie, notamment Skype et les MOOC (Massive Open Online Course / Cours en ligne ouvert et massif). Ainsi, il compte développer des cours, avec des professeurs français ou malgaches, accessibles via internet, sous forme de cours en ligne ou en vidéoconférence. Selon lui, leur utilisation aura un réel impact positif : « ça apprend l’instruction civique ». C’est grâce aux contacts entre les français et les malgaches, à l’échange et au partage que leur communauté pourra se développer plus équitablement.

L’association forme les professeurs malgaches et, en ce moment, des bénévoles sont présents pour en instruire à propos de l’éducation des maternelles. Aussi, Écoles du Monde participe à l’alphabétisation des parents qui souhaitent apprendre le français.

 

L’échange et le partage comme moteur pour avancer

Mais ce n’est pas tout, leurs activités continuent même durant les congés ! L’association travaille avec des accompagnateurs pour encadrer les enfants durant les week-ends ou les vacances avec des activités variées et éviter qu’ils se déconnectent de la scolarité. Par exemple, les petits ont fait des mobiles en les décorant.

L’association s’occupe également d’enfants dans la ville de Majunda, mais leur niveau reste faible. Alors, pendant leurs vacances d’été, ils ont pour mission d’écouter RFI (Radio France International) pour se tenir informer de ce qu’il se passe dans le monde. Mais l’objectif pour eux est aussi, avec l’aide de deux professeurs de français et un d’anglais, de parler couramment français d’ici la rentrée en octobre. La récompense ? Ils seront en contact avec un lycée de Dijon et pourront discuter avec les élèves français via Skype !

D’autres élèves, des collégiens, profitent de l’été pour fabriquer un journal. Il y a même une association de pétanque qui a contacté M. Gassot pour donner des cours ! Les activités sont extrêmement diversifiées et permettent ainsi d’offrir à ces enfants une éducation de qualité pour qu’ils puissent, dans le futur, s’intégrer sans difficultés.

Comment les aider ?

Vous pouvez être bénévole ou volontaire et participer à l’action d’Écoles du Monde. Par exemple, deux couples vont arriver au mois de septembre. L’un de comptables et l’autre pour former les professeurs avant la rentrée.

La condition ? « Il faut que les volontaires viennent avec un projet » nous dit Charles Gassot. L’association rencontre les volontaires en amont afin d’échanger et de voir quelles propositions ces derniers ont pour faire avancer l’association et leurs actions sur place. « Il faut qu’ils correspondent avec l’esprit de l’association ».

Les activités des volontaires peuvent être variés, tant que la motivation est là, c’est l’essentiel. « On a besoin de tout le monde ! ». Ainsi, Écoles du Monde recherche des stylistes pour apporter de nouvelles idées dans la confection des tapis traditionnels afin qu’ils se vendent mieux ; des ingénieurs agronomes pour développer l’agriculture ; des professeurs de dessin ou de chant ; des personnes spécialisées dans le planning familiale… Les besoins sont infinis. L’association a vu une belle évolution depuis ses dernières années, mais beaucoup de travail reste à accomplir.

L’objectif de ces cinq prochaines années est de mettre des centres de soin dans chacun de leur village. Pour atteindre la sédentarisation complète il faut moderniser la brousse, que les gens puissent manger mieux, soient mieux soigner… Mais ce n’est pas tout, Charles Gassot espère pouvoir installer la wifi en brousse pour étendre les programmes éducatifs et lancer de nouvelles activités.

Vous pourrez trouver plus d’information sur les différentes formes de soutient à l’association sur leur site internet : http://www.ecolesdumonde.org

Suivez les aussi sur les réseaux :

https://twitter.com/ecolesdumonde

https://www.facebook.com/EcolesDuMonde.Madagascar

Écoles du Monde fêtera ses 20 ans en 2017 ! Pleins de surprises et de projets sont à venir…

QOA SOS

Avec sa grande chaîne d’espoir comptant 500 adhérents, 3 500 donateurs, 100 bénévoles et plus de 60 associations partenaires dans le monde, SOS Enfants

(http://www.sosenfants.com) œuvre pour leur construire un avenir, ensemble.

Vous pouvez suivre toute l’actualité d’SOS Enfants sur leur blog !

 (http://blog.sosenfants.org) afin d’avoir des nouvelles des apprentis menuisiers de Goma au Congo, de l’école primaire de Namassa au Burkina Faso et de leurs problèmes surmontés à la cantines scolaires, ou encore des étudiants de Katmandou face au blocus de gaz et de pétrole du Népal.

SOS Enfants : « Aider sans assister »

Depuis sa création par Christiane et Alfred Blanchet en 1982, l’association humanitaire SOS Enfants est centrée sur l’aide à l’enfance en détresse, pour rendre espoir et dignité en s’attaquant aux causes de la misère profonde, et pas seulement à ses effets. Reconnue d’utilité publique et ayant obtenu le prix International des Droits de l’Homme en 1987, l’association favorise un développement durable notamment dans les domaines de l’éducation et de la formation, ainsi que de la santé et de l’environnement.

 

haiti-QOA MAGSOS Enfants déploie ses programmes de solidarité internationale dans les pays du tiers-monde tels qu’en Haïti, au Népal, en Bolivie ou en Afrique. Ils prennent le temps pour observer, étudier, comprendre et partager avec les populations locales afin de créer un climat de confiance réciproque pour que la réalisation des projets soit plus efficace et pérenne.

Une aide diversifiée

L’association est présente à tous les niveaux de la vie des enfants : de leur inscription à l’état civile jusqu’au bon déroulement de leur scolarisation, en passant par leur santé. Concernant leur éducation, ils soutiennent des programmes et créent des écoles. Ça a été le cas notamment en Haïti, où ils en ont bâti une au cœur du bidonville de la Cité Soleil. Ils ont également, parmi bien d’autres, l’école d’Ambatolampy construite en 2006 à Madagascar, qui accueille des orphelins et des enfants très vulnérables. Aussi, l’association a reconstruit les écoles détruites après les affrontements de la guerre civile en République Démocratique du Congo et a participé à la réinsertion scolaire au Rwanda. Mais leurs missions en terme d’éducation ne s’arrêtent pas là. Avec une vision sur le long terme, ils s’occupent de la formation professionnelle des futurs travailleurs avec un objectif de réinsertion sociale. Ainsi, ils s’occupent de l’alphabétisation des femmes ainsi que de la mise en place d’un atelier d’apprentissage de la menuiserie pour les enfants soldats au Congo, ou encore un centre de formation agricole en Bolivie. Les jeunes pris en charge par SOS Enfants sont de ce fait assurés d’avoir un futur plus équilibré.

Sur le terrain, les missions ont aussi pour but d’entreprendre des initiatives locales favorisant la croissance économique comme par exemple un programme de développement communautaire dans un village du Cameroun afin de créer une gestion autonome grâce à une fabrique de savon ainsi qu’à un élevage porcin. Des actions de reforestation ou de réhabilitation d’habitations détruites lors de conflits sont aussi menées.

Comme dit précédemment, SOS Enfants s’occupe d’un point bien souvent oublié : l’enregistrement de l’acte de naissance des enfants à l’état civil. En effet, c’est un droit naturel qui n’est pas toujours respecté pour des raisons économiques, sociales, culturelles ou bien par manque d’informations concernant les démarches. Quand ils ne sont pas inscrits, les enfants sont privés de toute identité, c’est-à-dire que leurs droits élémentaires, tels que l’accès à l’éducation ou à la santé, leurs sont ôtés. Aussi, ils sont plus exposés à toute forme d’abus et d’exploitation. Deux cinquièmes des enfants dans le monde sont ainsi marginalisés dès la naissance. C’est pour cela que SOS Enfants est présent dans les zones les plus concernées qui sont le Congo, le Bénin, le Népal, le Cameroun et le Burundi.

Enfin, concernant la santé, l’association s’attaque à la malnutrition avec des actions de santé publique notamment à travers l’adduction d’eau au Togo, la création d’un centre médico-chirurgical en Haïti ou encore l’envoi de médicaments et de matériel médical à Madagascar et en Croatie.

Les rouages du système de parrainage

 

 

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En plus du système de don, l’association repose sur le parrainage d’enfants. Il y a le parrainage classique pour participer à l’éducation ou à l’alimentation d’un individu, le parrainage collectif pour soutenir la structure qui accueille les enfants, et le parrainage « privilégié » qui consiste à subvenir intégralement aux besoins d’un enfant en lui permettant d’entrer au collège. En effet, en Afrique 45% des enfants vont au collège, mais ce taux chute considérablement dans certaines régions particulières comme au Rwanda ou au Burkina Faso où il atteint à peine les 15%.

Ainsi, SOS Enfants permet à chacun de vivre une vraie vie d’enfant pour devenir, plus tard, des adultes responsables, acteurs du développement de leur pays. L’association propose de parrainer des enfants soldats, des enfants des rues ou vivant dans des bidonvilles, mais aussi des orphelins ou des petits ayant été abandonnés.

Si vous aussi vous voulez devenir un acteur sur le terrain pendant un temps, vous avez la possibilité de participer à des actions « d’éco-tourisme solidaire » grâce à un trekking au Népal avec une découverte culturelle, bénéficiant aux populations locales, et des échanges équitables. Une partie des bénéfices allant au soutien à des projets de développement régionaux.

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