Morgane globe-trotteuse de QOA, la deuxième étape de mon voyage utile à Nairobi

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Par Morgane globe-trotteuse de QOA

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Bonjour la communauté QOA, merci de suivre mes aventures, la semaine dernière comme vous le savez j’étais en Tanzanie pour la première étape de mon voyage utile, actuellement, je suis à Nairobi, je continue ma mission de consolidation de la paix et de résolution de conflits.

Vendredi prochain à 18 heures, la suite de mon voyage utile.

#VivreMonAventureQOA

Après 14 heures de trajet depuis Dar es Salaam, nous atteignons Nairobi, capitale du Kenya.

Nous ne passons pas inaperçus dans les rues bondées : « Muzungu ! Muzungu ! » (qui signifie personnes blanches), on se fait alpaguer de partout, taxis, marchands de chaussures ou simples passants curieux.

Les citys hoppers ne manquent pas d’originalité, véritables œuvres d’art sur roues. Après un quart d’heure de marche à travers la foule, on trouve celui qui nous amène en direction du bureau de KVDA ( Kenya Volunteer Development Association), la voiture ressemble à une boite de nuit ambulante remplie de peintures de Snoop Dog. Nous passons le dimanche dans les rues de la capitale et le lundi nous partons en direction de Nyamanche, un tout petit village à une demi-heure de Migori, dans l’ouest rural du Kenya.

Nous arrivons de nuit à l’école qui nous héberge pour la semaine, et là nous sommes tous un peu consternés par les conditions de vie qui nous attendent. Nous dormons à même le sol, tous ensemble dans une toute petite pièce à la propreté douteuse. Nous cuisinons tous nos repas au feu de bois dans une toute petite cuisine sans évacuation pour la fumée, autant dire que ça pique les yeux.

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Le premier réveil est ahurissant, à peine 7h du matin et les 300 élèves de l’école se tiennent à la porte avec de grands yeux curieux, alors que nous sommes supposés nous doucher ou laver notre linge en plein air dans la cour de l’école.

Immersion totale dans la vie d’un petit village de l’ethnie des Kurya… Nos matinées seront consacrées à des travaux divers dont la commune à besoin, nous refaçonnons les routes en terre abimées par la saison des pluies, collectons de la terre à la rivière pour construire des bâtiments supplémentaires dans l’école…

Et les après-midis nous passons de maison en maison à la demande des habitants, pour répondre à leurs questions et échanger sur des points précis qui nous tiennent à cœur, notamment le conflit entre les Kuryas et les Massais voisins, et la mutilation génitale féminine qui est encore une pratique traditionnelle dans cette partie du Kenya. C’est parfois compliqué d’aborder le sujet mais dans l’ensemble la réaction des gens est très positive.

La majorité des jeunes parents ne sont pas en faveur de ces pratiques, mais ne l’admettent pas encore ouvertement par respect pour les anciens, ils trouvent donc du soutien dans nos discours. Le dernier soir une famille importante du village décide d’abattre une chèvre pour nous inviter à diner et nous sommes conscients que c’est un grand honneur et un témoignage de reconnaissance pour notre venue. J’accepte de boire le sang de la chèvre, rite de passage chez les guerriers Massais. Nous sommes désormais à Kisumu, nous avons quitté les adorables écoliers le cœur lourd. Demain nous irons faire un tour en bateau sur le lac Victoria, berceau de l’humanité, avant de prendre la route de Kampala, capitale de l’Ouganda, pour la dernière étape de la mission de résolution de conflits et maintien de la paix.

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