Le syndrome du voyageur

À l’étranger, par définition, tout ou presque est différent. Nourriture, climat, architecture, coutumes… Là aussi il va falloir s’adapter pour éviter ou limiter ce qu’on appelle le « syndrome du voyageur ».

Si l’exotisme fait partie des choses que l’on recherche en partant à l’étranger, il n’en demeure pas moins, parfois, difficile à accepter ou à supporter. Une confrontation à un environnement culturel ou mystique qui peut aller jusqu’à entraîner des réactions psychologiques voire physiques tout aussi intenses. Le « syndrome du voyageur » est décrit comme un phénomène, ressenti aussi bien par les hommes que par les femmes lors d’un voyage, pouvant engendrer anxiété, confusion, hallucinations, vertiges, fatigue ou encore perte de contact avec la réalité. Il n’est donc pas à prendre à la légère, même si son niveau d’intensité peut varier d’un individu à l’autre. Du simple coup de blues au syndrome dépressif sévère, il peut rendre l’expérience à l’étranger éprouvante. Mieux vaut s’y préparer avant de partir en essayant d’estimer, par exemple, votre état d’esprit, votre forme physique et votre résistance psychologique. Éviter de partir après un choc émotionnel, un décès ou tout autre bouleversement personnel permet aussi de réduire les risques.

Les missions qui vous amènent à travailler au contact d’habitants de bidonvilles, d’orphelins ou de malades peuvent être particulièrement difficiles. Vous renseigner au préalable sur la nature de vos tâches dans la mesure du possible vous permettra de savoir à quoi vous attendre. Certaines situations de pauvreté, de misère, de saleté, certains regards insistants ou pratiques religieuses peuvent être insupportables quand on n’y est pas habitué. En psychiatrie, on reconnaît le phénomène du « syndrome de Jérusalem » qui engendre des bouffées délirantes chez des individus particulièrement sensibles à la proximité et l’abondance de lieux de culte. Mais aussi le « syndrome de l’Inde » : certains volontaires peuvent être choqués par la surpopulation, les excès du climat, l’omniprésence de la mort, les odeurs… Ou les pratiques de défécation collectives des sadhus.

Selon les pays où vous vous trouverez, l’environnement sera loin, très loin d’être aussi aseptisé que celui que vous rencontrez au quotidien. Et cela peut être très déstabilisant. Pour éviter de « craquer », prenez soin de vous, soyez à l’écoute de vos limites et pensez à vous nourrir et à vous hydrater suffisamment et régulièrement. Si vous partez pour la première fois dans l’un de ces pays aux mœurs « violentes » psychologiquement comme l’Inde, peut-être vaut-il mieux commencer par des régions plus faciles, aux abords des petites villes. Certaines structures proposent également des week-ends de préparation qui vous permettront de voir jusqu’à quel point vous êtes en mesure de supporter ce choc culturel.

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